Les placements en unités de compte ont bousculé les habitudes des investisseurs attachés à la sécurité rassurante des fonds en euros. Ici, pas de promesse gravée dans le marbre : votre capital n’est pas figé, il vit au rythme des marchés, tantôt fertile, tantôt capricieux. Ce choix, de plus en plus prisé dans l’assurance-vie, séduit ceux qui cherchent à donner un élan à leur patrimoine, conscients que la performance a un prix : celui de l’incertitude.
Les principes qui fondent ce placement ne laissent pas de place au flou. D’abord, la diversification. Répartir ses actifs, c’est éviter de tout miser sur un seul cheval et diluer les risques inhérents à chaque support. Ensuite, la transparence : chaque frais, chaque performance, tout doit être accessible et compréhensible. Si beaucoup optent pour ce type de support dans leur assurance-vie, ce n’est pas un hasard : il offre une marge de manœuvre précieuse et la possibilité de voir son capital progresser, bien loin de la monotonie d’un taux garanti.
Qu’est-ce qu’une unité de compte ?
L’unité de compte, souvent désignée par l’acronyme UC, s’invite désormais dans la majorité des contrats d’assurance-vie. À la différence des fonds en euros, où le capital reste protégé, ici, tout dépend de la santé des marchés. Les UC sont des paniers d’actifs variés : actions, obligations, fonds immobiliers ou produits structurés. Cette composition offre un éventail de choix pour diversifier son épargne et ne pas se limiter à un seul secteur, une seule zone géographique ou un seul type d’actif.
Ce placement attire pour plusieurs raisons, que voici clairement listées :
- La diversification des supports, qui réduit l’impact d’un mauvais résultat isolé.
- Des perspectives de rendement souvent supérieures sur le long terme.
- Une gestion flexible adaptée à chaque profil d’investisseur.
Néanmoins, il faut bien garder à l’esprit que le capital n’est jamais garanti. Les résultats dépendent directement de la conjoncture économique et des marchés financiers. Les fluctuations sont normales, parfois marquées, et la valeur investie peut aussi bien grimper que reculer.
Pour mieux saisir le fonctionnement des unités de compte, il est utile de connaître les familles d’actifs qui les composent. On retrouve, par exemple :
| Type d’actif | Description |
|---|---|
| OPCVM | Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières régi par les articles L214-2 et suivants du Code monétaire et financier. |
| OPCI | Organisme de Placement Collectif Immobilier agréé par l’Autorité des Marchés Financiers. |
| SCPI | Société Civile de Placement Immobilier ayant pour objet exclusif l’acquisition et la gestion d’un patrimoine immobilier locatif. |
| SICAV | Société d’Investissement à Capital Variable dont l’objet est la gestion d’un portefeuille collectif de valeurs mobilières pour le compte des actionnaires. |
| FCP | Fonds Communs de Placement est une copropriété de valeurs mobilières qui émet des parts. |
| Titres Vifs | Par exemple des actions ou obligations, émises par une entreprise cotée sur les marchés financiers. |
| EMTN | Euro Medium Term Notes sont des titres de créance complexes émis par des banques de financement et d’investissement. |
| ETF | Exchange Traded Funds sont des OPCVM indiciels cotés sur les marchés réglementés d’Euronext. |
La gestion de ces supports ne s’improvise pas. On peut confier les rênes à un expert via la gestion pilotée, ou préférer garder la main en gestion libre. Dans tous les cas, il est recommandé de bien cerner ses attentes et d’évaluer son appétence au risque avant de s’engager.
Les types d’unité de compte et leurs caractéristiques
Les unités de compte regroupent plusieurs catégories d’actifs, chacun avec ses spécificités. Voici comment s’y retrouver parmi les principaux supports :
- OPCVM : Ces fonds permettent d’investir dans un assortiment de titres. Leur cadre réglementaire, posé par le Code monétaire et financier, offre une diversification appréciée des investisseurs.
- OPCI : Ces véhicules sont tournés vers l’immobilier et placés sous le contrôle de l’Autorité des Marchés Financiers. Ils donnent accès indirectement à la pierre, sans les contraintes de gestion d’un bien physique.
- SCPI : Leur vocation ? Acquérir et gérer des biens immobiliers locatifs, pour mutualiser les revenus et limiter les tracas liés à la gestion locative individuelle.
- SICAV : Ces sociétés gèrent collectivement un portefeuille de valeurs mobilières, les actionnaires profitant des résultats obtenus par les professionnels aux commandes.
- FCP : Les fonds communs de placement fonctionnent sur le principe de la copropriété, chaque investisseur détenant des parts du fonds et profitant d’une gestion mutualisée.
- Titres Vifs : Il s’agit d’actions ou d’obligations émises par des entreprises cotées, pour une exposition directe aux marchés financiers.
- EMTN : Ces titres de créance, souvent structurés et parfois complexes, sont proposés par des banques de financement et d’investissement. Ils peuvent séduire par leur rendement, à condition d’accepter un risque de crédit.
- ETF : Ces fonds indiciels cotés répliquent la performance d’un indice tout en offrant la liquidité des marchés réglementés.
Avec de tels outils, la palette de diversification devient vaste. Pour naviguer parmi ces possibilités, il convient de s’attarder sur la nature de chaque actif et les risques qu’il porte, sans jamais céder aux sirènes de la facilité ou de la promesse de gains rapides.
Pourquoi et comment investir en unités de compte ?
Se tourner vers les unités de compte, c’est accepter de sortir des sentiers battus du placement garanti, avec l’objectif d’obtenir de meilleurs rendements. Chaque support, qu’il s’agisse d’OPCVM, OPCI, SCPI, SICAV, FCP, titres vifs, EMTN ou ETF, possède ses propres atouts et degrés de risque. L’art consiste à composer un portefeuille équilibré, adapté à ses ambitions et à sa capacité à encaisser les mouvements de marché.
Gestion pilotée vs gestion libre
Deux approches coexistent, chacune avec ses adeptes. Voici ce qu’il faut savoir pour choisir la plus adaptée à son profil :
- Gestion pilotée : La gestion est confiée à des spécialistes, qui arbitrent et sélectionnent les supports en fonction de l’évolution des marchés et du profil de l’investisseur. Pratique pour ceux qui préfèrent déléguer et bénéficier d’un suivi professionnel.
- Gestion libre : Ici, c’est l’investisseur qui prend les commandes. Ce mode s’adresse à ceux qui souhaitent garder la main, faire leurs propres choix, et ajuster leur portefeuille à leur rythme et selon leurs convictions.
Stratégies d’investissement
Avant de bâtir son allocation en unités de compte, il est judicieux d’examiner plusieurs paramètres :
- L’horizon de placement : Plus il est long, plus il devient possible de lisser les soubresauts des marchés.
- Le profil de risque : Connaître ses limites permet d’éviter de mauvaises surprises. Les supports UC couvrent tous les niveaux de volatilité, du plus calme au plus aventureux.
- Les objectifs de rendement : Définir des attentes cohérentes avec la réalité des marchés et le niveau de risque accepté.
En alliant anticipation et discernement, il est possible de donner du souffle à son épargne tout en gardant le cap. L’unité de compte, loin d’être un simple outil financier, s’impose comme un moyen d’affirmer ses choix et d’écrire sa propre trajectoire patrimoniale. À chacun de décider jusqu’où il souhaite aller sur cette route où performance et risque avancent toujours main dans la main.


